Les méthodes kiné hors normes, parfois bizarroïdes

Les tibétains considèrent que nos pensées, nos convictions, nos attachements, sont des « liens mentaux » qui orientent le choix de nos vies. Il arrive que l’on crée un « lien mental » tellement fort avec un guérisseur, que notre vie en sera transformée à tout jamais.

Le MK (masseur-Kiné) nouvellement diplômé est fier de pouvoir mettre en pratique les méthodes de soins bien franchouillardes que lui ont inculquées ses enseignants. Seulement au sortir de l’école, seul dans son cabinet, il se trouve rapidement confronté aux dures lois du «reality show». Aussi déchante t-il dès qu’un patient lui réclame « la toute nouvelle méthode de soins à la mode importée d’Inde ou de chine, que vante Elle ou l’Express » et à laquelle il n’a pas été initié bien entendu !

Toute nouveauté thérapeutique non scientifiquement prouvée, rencontre forcément son public de malades fragilisés, en perte de repères, et ayant perdu confiance en la médecine traditionnelle. Personne n’a le choix de sa naissance, de sa race, de ses caractéristiques génétiques, et il faut une bonne dose de distanciation pour être capable de se recréer soi-même libre de toute influence, de toute idée reçue. Les croyances nous imprègnent dès avant notre naissance. Or bon nombre de cultures croient au miracle et à la magie, du coup lorsque quelqu’un nous propose une méthode magique en matière de soins, on a envie d’y croire.

Et en effet à n’en point douter certaines méthodes bizarroïdes sont efficaces et sans danger, de même que certains individus possèdent un véritable don hors normes de guérisseur. Cette évidence s’impose à nous depuis la nuit des temps au travers d’innombrables témoignages. La nier équivaut à refuser la part de magie inhérente à la nature humaine. Il n’est qu’à citer Heïnrich Himmler, le second du régime nazi, qui s’enticha à la fin des années trente du Finlandais Félix Kersten, dont les massages soulageaient ses épouvantables crampes d’estomac alors qu’aucun autre traitement n’y parvenait.

Conclusion

Bon nombre de méthodes non reconnues, non validées scientifiquement, sont plus efficaces que la plupart des traitements officiels (l’ostéopathie dont les vertus ne sont plus à prouver, n’est pas validée scientifiquement). Reste à faire le tri. La formation continue en kinésithérapie en propose d’ailleurs un large éventail : micro-kinésithérapie, massage holistique à visée énergétique, concept neuronal, Sohier, méthode Mézières…, la liste est longue.

Pour être remboursées, ces techniques correspondant à un acte complémentaire non inscrit à la nomenclature (Nomenclature Générale des Actes Professionnels), nécessitent un devis dûment signé par patient et praticien. Ce recours doit être justifié et ne pas dépasser 30 % des actes.

Bien qu’il n’existe pas de spécialisation reconnue en kinésithérapie (et c’est bien dommage), une exigence particulière du patient, une méthode rééducative utilisée en marge, peu connue, se note par la cotation « HN » (hors nomenclature) sur la feuille de soins. Actuellement, la Sécurité Sociale a mis cette pratique sur la sellette. Elle trouve qu’il y a abus et en débat.

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